SCENARIO CATASTROPHE EN MER MEDITERRANEE.
Le 25 mai 2009, vers 07h00, un pétrolier et un chimiquier entrent en collision au large de Saint Tropez. Ainsi débute l'exercice organisé par la préfecture maritime de la Méditerranée les 25 et 26 mai derniers. S'enchaînent alors à un rythme soutenu la gestion des navires peu ou pas manoeuvrants et de la circulation maritime perturbée, l'activation des cellules de crise au sein des préfectures maritime et terrestres concernées, la mesure du risque chimique, l'envoi d'équipes d'évaluation et d'intervention, l'assistance - remorquage - au navire, la mise en oeuvre de la procédure port refuge, la lutte contre la pollution en mer et sur le littoral, la gestion des déchets récupérés. Avec cette fiction de 48h00, la plupart des séquences d'un évènement de mer - en temps accéléré - ont ainsi été envisagées.
Le scénario de l'exercice prévoyait en outre l'activation des accords régionaux - LION PLAN avec l'Espagne et plan RAMOGEPOL avec Monaco et l'Italie - ainsi que le recours aux moyens affrétés par l'EMSA. Ainsi, lors de la phase de lutte en mer qui s'est déroulée le 26 mai, de nombreux pavillons étaient présent : la SASEMAR espagnole était impliquée avec un avion de détection et un supply mutlimissions configué en mode antipollution, le CLARA CAMPOAMOR ; la guardiera costiera italienne a participé en dépêchant sur place un avion de détection ; les Douanes françaises ont mis en oeuvre leur avion de télédétection POLMAR II ; deux navires affrétés par l'EMSA ont profité de l'entraînement : le BAHIA TRES et le SALINA BAY ; la marine nationale oeuvrait sur zone avec le BSAD AILETTE et le BSR GAZELLE.


Pour récupérer les nappes échappées du pétrolier percuté (matérialisées par de la balle de riz, produit végétal flottant quelques heures et bien visible à la surface de l'eau, tant depuis les passerelles de navires que depuis les aéronefs de détection), différentes méthodes de lutte ont été simultanément appliquées (confinement par barrages hauturiers tractés en boeuf et récupération avec engins type FRAMO/TRANSREC, mise en action de sweeping arm, mais aussi de chaluts THOMSEA tirés en boeuf par des chalutiers manoeuvrés par des pêcheurs locaux). Le remorqueur portuaire de Marseille VB PROVENCE, affrété pour l'occasion par la préfecture maritime de Toulon, a bien joué son rôle en tirant le barrage du BSAD AILETTE.
L'ensemble du dispositif était coordoné sur zone par le CEPPOL (OSC - on scene commander) à bord de l'AILETTE. Il s'agissait, après avoir déversé la balle de riz à la mer en des points tenus cachés, de coordoner les moyens aériens survolant la zone afin de récupérer les positions géographiques des nappes dérivantes détectées par ces derniers. L'OSC dirige alors les moyens nautiques adéquates sur les différentes zones de travail à fin de récupération des nappes d'hydrocarbures fictives.