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Dans la nuit du 23 au 24 mai 2017, l'astreinte CEPPOL est contactée par le chef de division "Action de l’État en Mer" (AEM) de Nouvelle-Calédonie. En effet, une multitude d’agglomérats d'apparence douteuse venait d'être détectée à la surface de la mer aux abord immédiats de Nouméa.

Alors que du personnel de la base navale de Nouméa se rendait sur zone et qu'une mission aérienne était déclenchée afin de disposer d'une vision globale de l'événement, l'astreinte ralliait les locaux du CEPPOL. En contact permanent avec le chef de la division AEM et le MRCC Nouméa, le CEPPOL analyse la situation. Sur la base des constatations effectuées in situ par le personnel de la marine nationale et des clichés transmis par le MRCC, l'hypothèse d'une pollution aux hydrocarbures est rapidement écartée. La piste d'un phénomène d'origine organique est alors privilégiée. Au gré des heures, et sous l'action des éléments, le phénomène se dissipe et la situation revient à la normale.

 Néanmoins, en parallèle de l'analyse de situation, une idée de manœuvre opérationnelle est mise sur pied de concert avec l'AEM. La base navale de Nouméa, comme chaque port-base de la marine nationale, dispose d'un stock de matériel de lutte antipollution et de personnel formé aux opérations de lutte. Ainsi, au besoin, le personnel et matériel disponible sur place aurait-il été en mesure d'intervenir. 

Cette mobilisation aura été l'occasion de constater une fois encore la réactivité de tous les acteurs de la chaine "Antipol". Si l'événement s'est, au final, résorbé de manière naturelle, chacun était prêt à agir de manière efficace et dans des délais très contraints.