Moyens de récupération

LA RECUPERATION PAR ECREMAGE

Seuls les produits flottants peuvent être collectés par cette technique.

La récupération a pour but de recueillir de façon la plus optimale possible les produits polluants déversés en mer avant qu’ils n’atteignent le littoral. Les systèmes récupérateurs sont avant tout conçus pour la récupération de nappes d’hydrocarbures. La récupération en mer d’autres polluants doit être étudiée au cas par cas.

Les trois critères principaux suivants caractérisent les ensembles récupérateurs :

  • Leur capacité de rencontre avec le polluant, directement liée à la taille et à la géométrie de la tête d’écrémage. Elle correspond à la surface balayée par unité de temps,
  • Leur taux de récupération, dépendant du dispositif de transfert du polluant vers un réservoir de stockage. Il correspond à la quantité de polluant effectivement récupérée par rapport à celle rencontrée.
  • Leur sélectivité, pourcentage de polluant présent dans le mélange polluant-eau récupéré.

 

Le choix d’un récupérateur se fait en fonction de ces trois critères ainsi que de l’ampleur de la pollution, du confinement associé et des moyens de stockage disponibles.

Si les moyens de stockage sont réduits, la sélectivité du récupérateur doit être privilégiée. Dans le cas d’une pollution importante, un accroissement de la capacité de rencontre entraîne en général une diminution du taux de récupération ou de la sélectivité.

Dans le cas des hydrocarbures, les récupérateurs sont classés en deux familles distinctes :

Les récupérateurs mécaniques, utilisant la différence de densité de polluant par rapport à celle de l’eau de mer,

Les récupérateurs oléophiles faisant appel aux propriétés d’affinité du pétrole avec certains matériaux pour les extraire de la surface de l’eau.

 

Les moyens de récupération en mer sont composés de deux grandes familles.
 
Les écrémeurs mécaniques
 
 
Ces récupérateurs associent un mécanisme d’écrémage en surface de l’eau et une pompe de transfert du produit vers un réservoir. Des flotteurs assurent le maintien en surface et le réglage du seuil d’écrémage.

Ces récupérateurs offrent un excellent taux de récupération (500 m3/h pour les plus performants mais une sélectivité moyenne (40 à 50% d’eau récupérée avec le polluant).
   

Les écrémeurs oléophiles

Utilisés uniquement pour la récupération des hydrocarbures, un ou plusieurs éléments oléophiles (qui présente une affinité pour les corps gras), maintenus à la surface de l’eau, piègent les huiles pour les déverser dans un bac depuis lequel ils sont pompés vers un réservoir.

Ces récupérateurs offrent un taux de récupération moyen (40 m3/h pour les plus performants) mais une excellente sélectivité (moins de 10% d’eau dans les hydrocarbures récupérés).

Les éléments oléophiles peuvent être :
   
  • Des brosses
   
  • Des disques
   
  • Des tambours ou rouleaux
   
  • Des cordes
   

 

 

LA RECUPERATION PARCHALUTAGE

Lorsque la récupération par écrémage et pompage est devenue inefficace du fait de la viscosité importante du polluant, on utilise des chaluts de surface. Ces chaluts développés à partir d’engins de pêche associent un filet à mailles très fines, à un système de flottaison pour le maintenir en surface

 

Lorsque des opérations de récupération en mer sont entreprises, une chaine de collecte à terre des polluants récupérés ainsi que des matériels souillés doit être mise en place.

   
 
   
   
Les chaluts permettent la récupération dynamique en mer de produits solides, extrêmement visqueux, fortement amalgamés ainsi que de macro déchets. Spécifiquement développés à partir d’engins de pêche (chalut pélagique), ils associent deux ailes de confinement (en forme d’entonnoir) et une poche amovible appelée « cul de chalut ». Ils sont généralement mis en œuvre par deux bateaux par la technique dite du « chalutage en bœuf ».